Wednesday, June 6, 2012

Regain des tensions religieuses au Liban, depuis la révolte syrienne

-Nader ALLOUCHE-Pourquoi les libanais doivent soutenir Bachar Al AssadDes heurts ont, récemment, éclaté à Tripoli, suite au tapage des groupes salafistes, faisant sept morts et de nombreux blessés, dans l'impuissance de l'armée libanaise. Les alaouites de la ville semblent avoir été pris pour cible, au moment où la révolte prétendument syrienne s'est transformée en un conflit confessionnel entre les sunnites et les chiites, à l'instigation des frères musulmans syriens et des groupes wahabites de l'étranger. La révolte dite syrienne s'approche, donc, de la guerre civile, d'autant plus que les rebelles forment un organe de pouvoir organisé, financé et armé par des fonds étrangers, même si le pluriel est de rigueur, puisqu'il y a, en fait, plusieurs organes de représentation de la révolte syrienne. La situation en Syrie s'apparente, donc, à un conflit entre l'Etat syrien et des organes financés et armés par des étrangers, qui non seulement demandent la fin du régime Baas, mais qui ont encore quelques prétentions à exercer le nouveau pouvoir qu'ils appellent de leurs vœux, puisqu'ils ont, pour la plupart, organisé une campagne d'implantation importante, qui fait qu'ils sont assurés d'un avenir politique au cas où le régime du président Bachar Al Assad tomberait. Ce serait aussi la pérennité des fonds étrangers qui seraient assurés et probablement les intérêts des pays qui ont donné, dont l''Arabie Saoudite et le Qatar, qui ont agréé le projet américain du Grand Moyen Orient.La révolte syrienne, si elle est d'émanation populaire, a, donc, perdu son parfum originel. Elle est, aujourd'hui, un enjeu géopolitique pour des pays qui ont tout à gagné à ce que le régime Al Assad tombe. C'est une des raisons pour lesquelles les libanais ne peuvent pas la soutenir sans réserve, d'autant que le qualificatif de populaire paraît exagéré, dans la mesure où la majorité de la population syrienne, notamment à Damas, soutient encore son président et son gouvernement. Les manifestants sont, à bien des égards, minoritaires et les principes démocratiques nous interdisent de nous opposer à la volonté générale des syriens de conserver leur président et leur gouvernement. Si certains mettent en question ce terme de volonté générale, parlons du moins de la volonté de la majorité de la population syrienne. C'est l'autre raison pour laquelle les libanais ne peuvent pas soutenir inconditionnellement la révolte syrienne, et je dirai même plus qu'ils ne peuvent plus la soutenir. Car elle a, largement, pris une tournure de guérilla dans laquelle sont ouvertement impliqués des groupuscules terroristes et certains groupes plus importants comme Al Quaida en Irak, selon l'aveu même du patron du renseignement américain, James Clapper, dont le pays est, pourtant, très engagé auprès des rebelles. Il confie, ainsi, que l'administration américaine « pense que la branche irakienne d'Al Quaida commence à s'étendre en Syrie ». Et quand on annonçait à la mi mars 2011 la mort de 5, 400 manifestants, dont on ne sait pas s'il s'agissait de combattants des groupes armés ou de civils, on oubliait de dire que 2, 000 policiers et militaires avaient, eux aussi, étaient tués, ce qui implique, donc, que quelqu'un les aittué, et ce sont peut être ces personnes que l'on compte au nombre des morts recensés par les rebelles eux mêmes, ce qui pose aussi la question de la fiabilité des chiffres rapportés dans les média, qui s'appuient sur ces données. Le régime Al Assad pourrait être, ainsi, moins sanguinaire qu'on ne le pense. Même s'il n'en demeure pas moins que des bavures importantes ont été commises et qu'il y a même eu des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Mais ils sont partagés et sont d'avantage le fait de la communauté internationale qui a soutenu la militarisation de la révolte, en laissant faire l'Arabie Saoudite et le Qatar dans leurs livraisons d'armes aux rebelles syriens et dans l'envoi de combattants djihadistes étrangers. Les Etats Unis, la France et le Royaume Uni ont, consciemment, occulté ces faits très graves, de façon à discréditer le régime Al Assad, pour qu'il n'eut plus aucun soutien parmi les pays de la région et qu'il se retrouva seul face aux terroristes, donc dans l'obligation de se durcir. La responsabilité des morts appartient, ipso facto, à ces cinq pays. La situation est devenue bien plus grave que ce qu'elle n'était, puisqu'elle menace, à présent, la souveraineté de la Syrie, un des plus importants pays du monde arabe et même un de ses cœurs historiques avec l'Egypte, l'Irak et la Jordanie. On ignore, en effet, la volonté de la majorité de sa population et on parle, maintenant, d'intervention étrangère. Mais la situation menace aussi l'équilibre régional au profit des intérêts ...

Source: http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/en-US/liban-syrie-assad-zek-859.htm

Economic policy European debt crisis Pakistan cricket betting scandal BlackBurn Rovers Spending review 2010 Antigua & Barbuda

No comments:

Post a Comment